vendredi 23 octobre 2015
Anthony MIRIAL
« SES PHOTOGRAPHIES SUBLIMENT CE QUI DÉRANGE »
" Anthony
Mirial est à l'aube de sa vie d'artiste. Il fait preuve d'une grande
fécondité artistique. L'originalité de son aproche laisse présager une
vraie trace sur le fil de l'histoire de la photographie au XXIe siècle "
" Il sublime nos
négligences, nos déviances, et ce qui dérangeait, comme par magie relève
tout à coup de la sainte apparition, insufflant quelques instants
d'éternité "
" Le
célèbre clair-obscur de Caravage remasterisé sous les néons jaunâtres de
parkings délabrés, entre murs tagués et carcasses de véhicules brûlés "
" D'une beauté
époustouflante, d'une grande sensibilité, pleine d'émotion à fleur de
peau et d'entrailles, son oeuvre tient un langage vrai,
extraordinairement contemporain, qui nous claque le regard et la pensée
convenue, et marque déjà de son empreinte si particulière l'histoire de
l'art de son époque. "
" Les puissants contrastes ménagent l'ombre et la lumière sur ces êtres transcendés de beauté "
" Anthony Mirial a l'Art
au bout du doigt, celui qui déclenche les visions oniriques de la
peinture pixélisée à travers des œuvres troubles, au combien émouvantes,
dérengeantes pour certaines mais extraordinairement novatrices dans les
clairs obscurs à la manière d'un Georges de La Tour moderne. "
" Du mysticisme, de la
beauté, sur les murs de la galerie Maud Barral, un ange est passé...
Mirial inscrit là, certainement une page nouvelle de la photographie du
XXIe siècle "
Pascal LALLEMENT
«
Je ne photographie pas le réel mais ce que certains de ces fragments
infimes m'inspirent. L'image dit bien plus que son immédiateté apparente
car elle ouvre l'imagination sur le champ immense des possibles ».
Pascal
ne s'affranchit pas de la réalité des objets ou des scènes, il les
utilise en partie comme étayage dans le but de permettre l'émergence d'
un ailleurs et une envolée vers l' immensité des sensations poétiques
fines et sublimes. La lumière est joueuse et se plaît à transfigurer le
réel en imaginaire; là où tout devient possible et subjectif.
Une pure merveille ...
Luc BERSAUTER
Comment rester insensible devant les créations artistiques de Luc Bersauter ?
Ses compositions recèlent l'essence même de la vie, du mouvement, de la
liberté d'être ... Tel un appel de l'océan, avec ses flux et ses reflux,
qui nous portent vers le large, les sens en éveil, l'âme légère ...
Tout est là, dans la source fluide et riche de l'immensité océanique.
Les silhouettes, les ombres se détachent et se fondent dans un même
temps, dans cette force universelle. Luxe, calme et ... envol de soi.
Simone RATON
J'aime
cette grande dame, qui, à 80 ans, exprime la vie au travers de ses
mots, de ses vers. Au crépuscule de l'existence, la vie elle-même
jaillit, emplie d'espoir et de souvenirs vifs, partagés dans l'instant
dans un but d'éternité. La jeunesse des sentiments, la fraîcheur des
ressentis, les mouvements du coeur ... tout nous parle de vie ... même
quand elle aborde le grand départ. Et comme elle l'exprime si bien
elle-même :
"La
poésie est un art à part entière, comme la musique, la peinture, le
théâtre, la chanson. Elle n'est pas plus "la petite soeur pauvre du
théâtre", que ce livre qu'on lit tout seul, chez soi, dans l'ombre. Elle
est PARTAGE. D'abord "orale", elle doit redevenir "orale", mais dite
avec le travail que nécessite toute interprétation, et surtout "L'AMOUR
DES MOTS", assemblés dans le seul désir de toucher le coeur des autres."
Elle dit encore cette merveilleuse phrase :
"Je m'exprime AU PRESENT ... puisqu'à 80 ans, je fais encore partie des "vivants.""
La mort
L’important n’est pas la mort.
L’important n’est que la vie
Vécue sans avoir trahi,
Vécue sans avoir menti,
Vécue sans avoir sali,
Même avec des mots gentils
La vie en ayant appris
Sa valeur, son juste prix.
La vie et son importance
Plus de mots, rien que des stances !
L’important n’est pas la mort.
C’est là que nous avons tort !
L’important c’est la valeur
Que l’on donne à chaque instant !
L’important c’est la couleur
En hiver ou au printemps
L’important c’est de se battre
Pour le respect de la vie
L’important c’est de combattre
Lorsque le chemin dévie !
L’important c’est de comprendre
Que nous pouvons tout oser.
L’important n’est que d’apprendre
A ne plus être abusée.
L’important c’est d’être heureux
Que l’on soit seule ou à deux
Sur la vague ou dans le creux
Nul visage n’est hideux
Si nous refusons le jeu
Subtil et combien affreux
Qui consiste à se moquer,
Qui consiste à critiquer,
Qui consiste à démolir,
Qui consiste à salir,
Ce que nous n’admettons pas,
D’autres critères, d’autres fois,
D’autres joutes, d’autres combats
Qui ne sont pas ce que l’on croit.
Nul ne détient la vérité
Mais pourquoi ne pas accepter
Des mœurs, des pensées différentes
L’important n’est que l’entente
L’écoute, plus qu’apparente,
L’important c’est la montagne
Avec ou bien sans compagne,
Difficile à escalader
Si l’on n’est parfois aidé
L’important n’est pas la mort.
L’important n’est que l’accord
L’harmonie en tous décors
La vie vécue intensément
En respectant chacun vraiment.
Simone Raton
Août 1978
Mes humanités
Savoir faire ce qu'on aime.
Aller jusqu'au bout de soi.
Accepter ce que l'on sème.
-Aussi ce qu'on reçoit.-
Vouloir se réaliser,
Se défendre - pied à pied - ...
Parfois ridiculisé ! ...
Toujours prêt à pardonner.
Devoir être le vainqueur,
Mais vainqueur par "notre coeur".
La vie est une liqueur
A déguster sans rancoeur.
Aller jusqu'au bout des choses :
Les dire en vers ... ou en prose.
Que s'ouvrent les portes closes,
Et puis "dénicher la rose".
Défendre sa moindre idée,
Tout en sachant écouter.
Décider de décider,
- Mais en toute humilité -
Refuser d'être un robot,
- Même un robot vraiment ... beau -
Ou un pion qu'on a poussé
Par hasard sur l'échiquier.
Vivre, vivre simplement.
- Ecouter encor le vent
- Etre la joie d'un enfant
- Ne pas devenir trop grand
- S'entourer de quelques fleurs
- Et conserver sa chaleur
Pour la redonner ailleurs
quand il est quelqu'un qui pleure.
- Et puis exister enfin.
- Construire aujourd'hui pour demain !
Savoir être l'entité,
Et "d'amour" être habité.
Voilà nos humanités.
Simone Raton, 16 Février 1974
Sophie BRUGEROLLES - Poésie et psychanalyse
INTRODUCTION
La psychanalyse aujourd'hui éclabousse
le quotidien. Non seulement celui des Sciences humaines mais celui de
tous les acteurs de la vie sociale, de la vie politique, de
l'actualité. Rejointe par la vulgarisation de cette méthode
d'investigation psychologique visant à élucider la signification
inconsciente des conduites et dont le fondement se trouve dans la
théorie de la vie psychique formulée par Freud, je suis là pour vous
faire part du lien que j'ai établi entre Poésie et Psychanalyse. Je
vous propose donc un travail atypique, une expérience personnelle et
authentique, incarnée.
Par la Poésie, en effet, j'ai effectué, quant à moi, un travail des profondeurs qui ne s'est pas résumé à l'art de combiner les sonorités, les rythmes, les mots d'une langue pour évoquer des images, suggérer des sensations, des émotions mais bien plutôt en l'Art de s'allonger, non seulement dans le sens de se coucher mais surtout dans celui de poursuivre un chemin hors de soi visant à croître tout simplement.
Par la Poésie, en effet, j'ai effectué, quant à moi, un travail des profondeurs qui ne s'est pas résumé à l'art de combiner les sonorités, les rythmes, les mots d'une langue pour évoquer des images, suggérer des sensations, des émotions mais bien plutôt en l'Art de s'allonger, non seulement dans le sens de se coucher mais surtout dans celui de poursuivre un chemin hors de soi visant à croître tout simplement.
L'important, comme le disait le grand
poète André du Bouchet est de s'ouvrir à un monde de feuilles
battantes, où l'urgence est d'écrire, où le papier est foyer.. Ma
poésie se veut aveu de lumière… sans rien omettre, ne pas tout dire
cependant…Ma parole sera ouverte, offerte comme un fruit et ce don
n'aura de sens que s'il est reçu…
En poésie comme en psychanalyse, le lire est avec soi, avec l'autre, l'audace du lecteur ou du psychanalyste étant de s'y risquer. En effet, comme de la plus grande hauteur, on y plonge avec l'auteur.
En poésie comme en psychanalyse, le lire est avec soi, avec l'autre, l'audace du lecteur ou du psychanalyste étant de s'y risquer. En effet, comme de la plus grande hauteur, on y plonge avec l'auteur.
La démarche poétique me semble
rejoindre la démarche psychanalytique. On y lit le combat des mots
pour venir au monde, le coupant, la peur de celui qui crée. On se
prend au mot, on subit sa morsure, le poème bouleverse. L'intonation
des sentiments du patient est remplacée par un mot ou le silence entre
les mots et au moment des pleurs, tous les mots sont de l'eau…
La poésie, comme la psychanalyse,
c'est le réveil, l'évocation, l'association. C'est parler la presque
impossibilité de dire. C'est se sentir tourné vers l'intérieur mais
nourri de l'extérieur, en chemin toujours.
En poésie comme en psychanalyse, c'est dur d'être vivant
ÉCRIRE D'AIMER
Ne pas se contenter seulement de la lecture,
En venir soi-même, un jour, à l'écriture,
Accoucher enfin
De ces feuillets où ma faim
Est livrée en pâture.
De ratures en moutures,
Suivre sa pente, son talent, sa nature,
Oser, tenter ce luxe, partir… à l'aventure…
En venir soi-même, un jour, à l'écriture,
Accoucher enfin
De ces feuillets où ma faim
Est livrée en pâture.
De ratures en moutures,
Suivre sa pente, son talent, sa nature,
Oser, tenter ce luxe, partir… à l'aventure…
Accepter puisque je suis des mots,
De les parler,
Les mettre en ligne.
Écrire pour toi futur vecteur,
Pour toi belle inconnue,
Pour l'aveu pur et nu
Pousser un cri, un droit d'auteur.
De les parler,
Les mettre en ligne.
Écrire pour toi futur vecteur,
Pour toi belle inconnue,
Pour l'aveu pur et nu
Pousser un cri, un droit d'auteur.
Pour toi, liseur d'essai,
Écrire, non par hasard,
Mais par nécessité,
Le choix du pire,
En toi m'inscrire quitte à souffrir.
Écrire, non par hasard,
Mais par nécessité,
Le choix du pire,
En toi m'inscrire quitte à souffrir.
Être le soi disant
Taquiner le soi distant,
"S'exister".
En soi souscrire quitte à sourire.
Taquiner le soi distant,
"S'exister".
En soi souscrire quitte à sourire.
Écrire à ma souvenance
Mon unique romance.
De la grille du complexe
M'extraire,
De la gangue du socialement correct…
M'extirper !
Exploiter mon penchant de femme poétique,
Exercer mon droit de Femme politique,
Pour mon bien voter pour l'écrit,
Pour y prôner la paix.
Mon unique romance.
De la grille du complexe
M'extraire,
De la gangue du socialement correct…
M'extirper !
Exploiter mon penchant de femme poétique,
Exercer mon droit de Femme politique,
Pour mon bien voter pour l'écrit,
Pour y prôner la paix.
Le choix de Sophie à tout prix.
Écrire pour rire à en pleurer,
Par mon désir.
Parce que tel est mon bon plaisir.
Par mon désir.
Parce que tel est mon bon plaisir.
Écrire pour déduire,
Pour à vrai dire aussi séduire…
Écrire par jeu l'enjeu du Je sans se leurrer,
Écrire le trop, le peu, le manque.
Pour à vrai dire aussi séduire…
Écrire par jeu l'enjeu du Je sans se leurrer,
Écrire le trop, le peu, le manque.
Tout flammes,
Noircir des pages,
Blanchir son âme.
Brûler d'un feu léché
Sentant le renouveau,
S'immoler sous le flux
Des pensées innommables,
Replonger avec joie
Dans ses feuillets
Le soir
Noircir des pages,
Blanchir son âme.
Brûler d'un feu léché
Sentant le renouveau,
S'immoler sous le flux
Des pensées innommables,
Replonger avec joie
Dans ses feuillets
Le soir
Toucher l'intime
Jusqu'à l'ultime.
Et au delà de toute pudeur
Épurer
Élaguer
Jusqu'à l'ultime.
Et au delà de toute pudeur
Épurer
Élaguer
Mettre à jour
La nuit.
La nuit.
Rêver d'écrire, être inspiré,
Se laisser aller.
Se délivrer de ses maux
Au bas mot bien salés.
Se laisser aller.
Se délivrer de ses maux
Au bas mot bien salés.
Transpirer pour les transcrire
Sans pour autant mourir d'écrire.
Enjamber l'alphabet,
Le politiquement correct.
Choisir le poétiquement psychanalytique
Endosser le psychanalytiquement poétique..
Sans pour autant mourir d'écrire.
Enjamber l'alphabet,
Le politiquement correct.
Choisir le poétiquement psychanalytique
Endosser le psychanalytiquement poétique..
Mourir à soi,
S'ouvrir et composer,
Écrire d'aimer,
Se coucher
Puis se signer
De tant avoir rimé
Jusqu'à mûrir d'écrire.
S'ouvrir et composer,
Écrire d'aimer,
Se coucher
Puis se signer
De tant avoir rimé
Jusqu'à mûrir d'écrire.
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